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Pour battre Nicolas Sarkozy, votons Ségolène Royal dès le premier tour
Nous arrivons
au terme de la campagne. Samedi en Amérique, dimanche en France et dans
le reste du monde, nous voterons pour le premier tour de l’élection
présidentielle et vous êtes encore nombreux à ne pas avoir fait votre
choix.
Nous avons pour
notre part sillonné le monde, tenant plus de 40 réunions avec les
Français établis hors de France et nous en tirons les enseignements
suivants :
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La
candidature de Ségolène Royal est celle de l’originalité et du
changement. Sa personnalité, son parcours personnel, son expérience
de femme en politique et de présidente de région lui permettent de
faire entendre sa profonde conviction et dans sa manière de mener
campagne et dans les thèmes qu’elle défend : en instaurant des
débats participatifs, en portant haut des valeurs comme le travail,
l’ordre juste et la patrie injustement laissées à l’extrême droite
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Les Français hors de France sont fiers et heureux de leur
expatriation ou de leur installation à l’étranger. Ce qu’ils
demandent, c’est une solution aux problèmes de la vie ordinaire
qu’ils rencontrent comme tous les Français. C’est en pensant à eux
que Ségolène Royal a élaboré un ensemble de propositions qui
répondent à leurs aspirations : consulats restaurés, fin de la
suspicion sur leur nationalité et sur leur mariages instaurée par
Sarkozy, baisse de la charge financière de la scolarité, accès à la
protection sociale, encouragement à la création d’entreprises,
représentation politique par des députés. Vous avez reçu sa Lettre
aux Français à l’étranger qui détaille ces propositions, du reste
plagiées, et plutôt mal, par Nicolas Sarkozy et François Bayrou.
Mais il s’agit
d’une élection présidentielle et non d’une élection locale. C’est sur la
conception de la société et des rapports humains, sur les questions
internationales que doit se faire le choix.
C’est une société apaisée, basée sur le dialogue et la négociation, une
société où les patrons qui licencient 10000 salariés payés 1500 € ne
touchent pas 8 millions d’euros d’indemnité, une société où l’on n’est
pas déterminé socialement par ses gènes mais où l’on progresse par
l’école, une société où le changement d’emploi n’est pas un drame mais
un progrès, une société de la dignité retrouvée pour les salariés
modestes et les petits. C’est ce qu’on appelle une politique de gauche,
une politique bien différente de celle que François Bayrou envisage,
quoi que son double langage puisse laisser imaginer.
Pour que le
projet de la gauche devienne possible, il faut non seulement que
Ségolène Royal soit au second tour, mais qu’elle y soit avec un score
qui lance la dynamique de la victoire : sa force sereine triomphera de
la brutalité de Sarkozy et du flou de Bayrou. Gardons à l’esprit sa
conviction et son engagement social ouvert à toutes et à tous pour nous
rassembler et gagner avec elle.
Le 18 avril
2007
Monique Cerisier-ben Guiga et Richard Yung
Sénateurs des
Français établis hors de France
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