Session 2005/200
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Séance publique

Questions écrites


Commission, auditions et réunions

Rapports


   

 

Séance publique

Le 22 juin, je suis intervenu dans le débat sur une proposition de loi relative à la législation funéraire, élaborée à partir de propositions de notre camarade Jean-Pierre Sueur. J’ai ai défendu entre autres un amendement présenté par l’ensemble des sénateurs représentant les Français établis hors de France, visant à permettre aux Français de l’étranger qui l’auraient souhaité de pouvoir être enterrés en France même s’ils n’ont pas de sépulture de famille. Cet amendement a été adopté à l’unanimité.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Le 20 juin, j’ai interrogé le gouvernement sur l’entrée en vigueur de la « contribution de solidarité sur les billets d’avion », destinée à financer une aide à l’achat de médicaments contre les grandes pandémies qui frappent les pays les plus pauvres (sida, tuberculose, paludisme), et sur les garanties que les sommes récoltées soient bien affectées à ce fonds. Le ministre délégué à la sécurité sociale m’a confirmé que la contribution de solidarité entrerait en vigueur le 1er juillet, et que les 200 millions ainsi collectés chaque année financeraient bien l’achat de médicaments.
(lire ma question sur le site du Sénat et la réponse de Philippe Bas)

Je suis intervenu à plusieurs reprises du 8 au 16 juin dans le débat général du projet de loi Sarkozy sur l’immigration pour défendre des amendements à un texte marqué par le refus de l’étranger et le repli sur soi.
(voir le compte-rendu sur le site commun)

Le 8 juin, j’ai interpellé le ministre de la Santé sur son inertie dans la lutte contre le tabagisme, en particulier le tabagisme passif, plaçant la France parmi les derniers pays à n’avoir pas interdit de fumer dans les lieux publics. Le ministre a m’a répondu que la lutte contre le tabagisme était une priorité de santé publique, mais qu’il fallait « une large concertation » pour aboutir à une application des décrets de la loi Evin.
(lire ma question sur le site du Sénat et la réponse de Xavier Bertrand)

Je suis intervenu le 4 mai dans le débat général sur le projet de loi « Droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information », en abrégé DADVSI, pour déplorer le caractère brouillon d’un texte fourre-tout qui ne répond ni aux exigences des auteurs ni aux demandes des internautes, et insister sur le respect du droit d’auteur, fondement de notre exception culturelle.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Le 11 avril j’ai interrogé le ministre des Affaires étrangères sur le cas des agents recrutés sur des CDD renouvelés alors qu’ils devraient au bout de six ans être transformés en CDI. Au nom du ministre, Catherine Colonna m’a annoncé que tous les agents avaient été informés de la transformation de leur contrat, et que la plupart des dossiers avaient déjà été réglés.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Le 4 avril 2006, j’ai interrogé en séance la ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie pour faire un état de la situation actuelle des rapatriés de Côte d’Ivoire et demander quelles solutions elle envisageait de prendre pour apporter un peu d’aide à ces Français rapatriés qui ont tout perdu, y compris l’espoir.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Le 29 mars, j’ai présenté un amendement au projet de loi organique sur l’élection présidentielle, visant à élargir aux Français établis hors de France le vote par correspondance et électronique. En vigueur pour l’élection des conseillers à l’AFE, ce système permettrait à nos compatriotes éloignés des consulats de remplir leur devoir électoral. Mon amendement a été repoussé : les socialistes ont voté pour, l’UMP, dont mon collègue del Picchia, ont voté contre.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Je suis intervenu à plusieurs reprises entre le 1er et le 3 mars dans le long débat sur « l’égalité des chances », pour défendre trois amendements :

  • sur les stages (art. 3 ter) pour introduire dans la loi le principe d’un statut pour les stagiaires, d’une rémunération égale à 50 % du salaire conventionnel, et d’un remboursement des frais de transport et de logement, et ce y compris pour les stagiaires des ambassades et consulats (voir mes interventions sur le site du Sénat) ;
  • sur la lutte contre les discriminations à l’embauche, au logement, par la légalisation du « testing » (art. 21) qui permet d’établir qu’un refus a des motifs raciaux (voir mes interventions sur le site du Sénat ici et ici) ;
  • sur le service civil volontaire (art. 28) proposé par le gouvernement, pour le transformer en service civique obligatoire, afin de favoriser l’insertion socio-professionnelle et la transmission des valeurs républicaines (voir mes interventions sur le site du Sénat ici et ici).

Le 21 février j’ai participé au débat sur le projet de loi portant sur les offres publiques d’acquisition (OPA) pour défendre des amendements présentés par le groupe socialiste. Le groupe a défendu plusieurs amendements (malheureusement sans succès) visant à créer, en cas d’OPA, des droits d’information et de consultation pour les comités d’entreprises et les représentants du personnel. Nous avons aussi voté contre le principal amendement du gouvernement, visant à créer, sans consultation préalable de l’assemblée générale des actionnaires, des « pilules empoisonnées », c’est-à-dire des bons de souscription d’actions permettant de doubler le nombre d’action.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Le 7 février j’ai interrogé le ministre des Affaires étrangères sur la fermeture des cours de français de l’Institut Français de Vienne, en m’étonnant de ce recul dans notre politique de promotion de la langue française, et ce l’année même où l’Autriche adhère comme membre observateur à l’Organisation de la Francophonie. Brigitte Girardin, ministre déléguée, m’a répondu que seul l’enseignement du français général était supprimé, les autres activités plus spécialisées étant maintenues voire développées, en lien avec les autorités scolaires et universitaires autrichiennes et dans le cadre de partenariats public-privé, et en mentionnant l’organisation à Vienne de manifestations en faveur de la francophonie. J’ai exprimé des doutes sur la possibilité de financer ces manifestations, alors qu’étaient supprimées les recettes apportées par les cours de français à tous les Instituts Français, et évoqué la situation des personnels licenciés.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat ici et ici)

Je suis intervenu le 17 janvier 2006 dans le débat sur le nouveau statut de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ). Au nom du groupe socialiste j’ai voté contre cet accord qui retire à l’OFAJ l’autonomie qui faisait sa richesse et son dynamisme, exclut de son CA les représentants de la société civile, et supprime tout contrat à durée indéterminée. Le groupe communiste a également voté contre.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Le 22 décembre, je suis intervenu avant le vote sur l’adoption des conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi relatif à la lutte contre le terrorisme pour expliquer pourquoi le Groupe socialiste voterait contre.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Lors de la séance du 20 décembre j’ai demandé au ministre de la Jeunesse des explications sur le nouveau statut de l’OFAJ, en particulier sur le statut des personnels.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

J’ai participé le 15 décembre au débat sur la lutte contre de terrorisme, et défendu deux amendements visant à supprimer les articles 11 et 12. Avec l’ensemble du groupe PS j’ai voté contre le texte de loi.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Le 14 décembre, j’ai profité de la séance de questions d’actualité au gouvernement, pour interpeller le ministre de l’Emploi sur la réalité de la baisse du chômage, les chiffres annoncés à grand fracas étant de l’ordre du trompe l’œil voire de la supercherie.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Le 8 décembre, je suis intervenu lors du débat sur le projet INES de cartes d’identité sécurisées, en notant qu’il soulevait de fortes réticences, à cause des dangers pour les libertés d’une part, de son coût d’autre part.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Le 7 décembre, je suis intervenu dans le débat sur le budget de l’action extérieure de l’État. J’ai souligné que la réduction des crédits fragilisait notre réseau consulaire, et regretté que les indemnités des conseillers à l’AFE n’aient pas été revalorisées depuis huit ans.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Le 5 décembre, je suis intervenu dans le débat général sur le budget de la Justice, pour déplorer l’insuffisance des crédits, des créations de postes et de l’effort immobilier, indispensable à la réduction de la surpopulation carcérale.
(lire le compte-rendu sur le site du Sénat)

Lors de la séance du 1er décembre des questions d’actualité, mon collègue le sénateur Jean Desessard a interpellé le gouvernement sur la situation des stagiaires sans statut et payés dans le meilleur des cas un tiers du SMIC. Sur ma suggestion, il a mentionné le cas des stagiaires dans les ambassades et consulats « qui doivent payer pour travailler », et a demandé quelles mesures seraient prises pour mettre fin à cette injustice. Dans sa réponse, Gérard Larcher s’est contenté d’évoquer « un grand défi » et la détermination du gouvernement...
(cliquer ici pour le site des stagiaires en colère)

Le 16 novembre, le matin en commission et le soir en réunion plénière, j’ai participé au débat sur l’extension de 3 mois de la loi sur l’état d’urgence, au cours duquel Robert Badinter a fait une remarquable intervention. Avec l’ensemble du groupe socialiste j’ai voté contre ce projet de loi liberticide.

Le 10 novembre, j’ai participé au débat sur une question orale concernant les risques d’épidémie de grippe aviaire. Ma collègue Patricia Schillinger a pu évoquer le cas des Français de l’étranger
(lire le compte-rendu intégral du débat ici et ici sur le site du Sénat)

Le 9 novembre, j’ai posé au ministre de l’Industrie une question sur la ratification de l’Accord de Londres relatif aux traductions de brevets européens. La réponse du ministre a été très décevante, et remet en cause la place du français dans les langues officielles de publications scientifiques.
(lire ma question et la réponse sur le site du Sénat)
En l’absence de Monique Cerisier-ben Guiga, en déplacement, j’ai également posé à Mme Girardin, ministre déléguée aux Affaires étrangères la question du retrait aux consulats de leurs pouvoirs d’instruire les dossiers de demande de nationalité française.
(lire la question et la réponse sur le site du Sénat)

Le 20 octobre, j’ai participé au débat sur les offres publiques d’acquisition (OPA), défendu des amendements, et avec le groupe socialiste voté contre un projet de loi libéral – en contradiction avec les appels du gouvernements au « patriotisme économique » -, et qui ne donne pas suffisamment de droits aux salariés pour se prononcer sur une OPA.
(cliquer ici pour les liens vers mes interventions)

Le 4 octobre en séance de nuit j’ai participé au débat et au vote de la loi de transposition de la directive européenne sur les assurances. 

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Commission, auditions et réunions

Le 21 juin s’est tenue au sénat la table ronde sur le recours collectif, organisée par Nicole Bricq et moi-même sur la proposition de loi dont nous sommes les auteurs. Elle a permis à des juristes, des avocats, des représentants de mouvements de consommateurs et du MEDEF, ainsi que des députés et sénateurs socialistes, de confronter leurs positions pour le recours collectif. L’échange d’arguments et d’idées a été riche et constructif et contribuera à parfaire notre texte.

J’ai participé le 19 mai aux « Entretiens de Paris » consacrées à la propriété industrielle et organisées par Les Échos, HEC et l’INPI. Dans une table ronde avec Michel Guilbaud, directeur général d’Oséo Anvar, le professeur Pompidou, président de l’Office européen des brevets et Jeff Wild de Intellectual Asset Management, j’ai soutenu la nécessité d’achever la construction européenne dans le domaine des brevets.
J’ai ensuite eu le plaisir de présider un déjeuner débat aux salons de Boffrand du Sénat avec les 250 participants du colloque.

Recours collectif
Le 20 avril, Nicole Bricq et moi-même avons conviés les journalistes à un déjeuner de presse pour leur présenter la proposition de loi que nous avons co-signée instaurant la procédure du recours collectif. Une dizaine de journalistes étaient présents, et plusieurs articles ont été publiés.
(lire le texte du projet de loi)
Article publié dans la Tribune du 21 avril 2006
Article publié dans Le Monde du 22 avril 2006
Article publié dans INC Hebdo du 24 au 30 avril 2006
Article publié dans l'Hémicycle du 26 avril 2006

Pour un droit au recours collectif
À la suite de la condamnation de trois opérateurs de téléphonie portable le 2 décembre 2005 par le Conseil de la concurrence, la Sénatrice Nicole Bricq et moi-même avons décidé de créer un groupe de travail au sein du groupe socialiste du Sénat et d’auditionner les divers acteurs du monde la consommation sur l’opportunité de la création en France d’un droit au recours collectif. En conclusion de ces auditions, nous avons publié une tribune libre dans Les Échos du 5 avril en faveur de la création de ce nouveau droit.
(lire le texte de la tribune libre)

Trois jours au TGI de Nantes
J’ai profité des vacances parlementaires pour passer trois jours, du 13 au 15 février, au Tribunal de Grande Instance de Nantes. Mon objectif était de me familiariser avec le fonctionnement de la Justice. Le stage m'a permis d’assister à plusieurs audiences : comparution immédiate, tribunal de la famille, tribunal des enfants, audiences de conciliation, ainsi qu’à des entretiens avec des juges d’instruction.
J'ai pu mesurer le travail considérable des juges et leur dévouement à la cause de la Justice. L´actualité aidant, j'ai pu échanger avec plusieurs d'entre eux des analyses sur l'évolution de la Justice, le rôle du juge d'instruction, la détention provisoire. Ces échanges me seront très utiles pour former ma propre opinion lorsque les nécessaires législations viendront devant le Sénat.
Je remercie le Président du Tribunal de Nantes, ainsi que le Procureur, de m'avoir grand ouvert les portes de leur tribunal.

Le 8 février, avec les commissions des Lois et des Affaires sociales du Sénat j’ai auditionné Louis Schweitzer, Président de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE). Créée par la loi du 30 décembre 2004, mise en place en avril 2005, elle a pour objet de lutter contre toutes les discriminations prohibées par la loi, sans être « spécialisée » comme c’est le cas dans beaucoup d’autres pays européens.
Elle dispose de pouvoirs d’investigation et de sanction.
C’est un progrès, du moins en France et un bilan d’étape peut être fait. Elle a reçu à ce jour 1377 réclamations réparties selon les motifs invoqués : 38% quant à l’origine ; 14% la santé ou un handicap ; 6% l’âge et 6% le sexe. Par ailleurs, 45% des discriminations concernent l’emploi et 22 % les services publics.
Elle commence à passer des accords avec certains organismes pour lutter contre les discriminations (par exemple avec la FNAIM pour les locations) et pratiquer le testing. Elle souhaite avoir la possibilité d’infliger des sanctions jusqu’à 5000 € en cas de discrimination avérée.
La Halde est évidemment encore peu connue. Un temps lui est nécessaire pour que les citoyens et habitants de France pensent à l’utiliser.

J’ai présenté à la commission des Lois le 25 janvier mon rapport sur la mise en œuvre du système d’information Schengen II (SISII), la base de données utilisée par les services policiers et de sécurité européens pour le contrôle des frontières de l’Union. J’ai proposé que le système reste ouvert à toutes les forces de police eu Europe, et que sa gestion soit confiée à une agence ad hoc, son centre restant localisé à Strasbourg. Mon rapport a été adopté à l’unanimité par la commission.
(lire mon rapport sur le site du Sénat)

Le 16 novembre, j’ai participé à l’audition de François Baroin, ministre de l’Outre-Mer, sur le projet de budget 2006. A cette occasion, je lui ai posé une question sur ses plans en matière de restriction de l’accès à la nationalité française pour les DOM-TOM.

Le 15 novembre j’ai participé à l’Assemblée Nationale à un colloque sur le thème « la contrefaçon, la piraterie numérique : risques et enjeux pour demain », avec inauguration d’une exposition sur les saisies récentes de contrefaçons.
Ce sujet, récurrent, est de plus en plus évoqué, d’une part parce que davantage de pays se lancent dans des contrefaçons de toutes sortes (il n’y a plus aujourd’hui de produits qui ne soient contrefaits), d’autre part parce que nous sommes de mieux en mieux organisés pour lutter contre ce fléau et les prises sont plus nombreuses.

C’est un fléau parce que le contrefacteur n’a pas à payer les coûts de recherche et de développement du produit et qu’il n’est pas astreint au respect des normes de sécurité et d’hygiène. Les contrefaçons sont donc potentiellement dangereuses, voire, lorsqu’il s’agit de médicaments ou de systèmes de freinage, mortelles. D’autre part la contrefaçon détruit des emplois dans nos économies : environ 10% du commerce international, soit 250 à 300 milliards d’euros, et 40 000 à 50 000 emplois pour la France. Or notre avantage comparatif, c’est la matière grise, l’innovation, les nouveaux produits et procédés : il nous faut donc les protéger.

Nous devons faire pression sur les pays - il y en a même en Europe - où se pratique la contrefaçon par différents moyens, le principal étant les négociations commerciales, celles de l’OMC, les accords entre l’Union Européenne et différentes zones ou pays. Il est également important de montrer quels bénéfices les pays du Sud peuvent retirer des différentes protections de propriété intellectuelle et industrielle pour leur artisanat, leur folklore, musique traditionnelle, pour les produits de la biodiversité.

Le 7 novembre, j’ai participé à l’audition de ministre de la Fonction publique, Christian Jacob, sur le budget 2006.

Des « Rencontres internationales de prospective » étaient organisées au Sénat le 20 octobre. Elles ont porté essentiellement sur l’organisation de la recherche en France, et sur le projet de loi-cadre sur la recherche qui doit passer au Parlement d’ici la fin de l’année, mais ont aussi permis un débat sur le développement des nanotechnologies et des biotechnologies. J’y ai rencontré plusieurs de mes anciens collègues du CNRS.

Le 11 octobre 2005, avec Monique Cerisier-ben Guiga, j'ai présenté au groupe socialiste du Sénat quatre propositions de loi destinées à renforcer la représentation politique des Français à l’étranger. Le groupe socialiste les a reprises à son compte et les présentera conjointement avec eux, ce qui leur donnera plus de chances de pouvoir être débattus en séance.
(voir les détails sur la partie commune de notre site Web)

Le 7 octobre j’ai participé à la visite d’une délégation de la Commission des Lois du Sénat, conduite par Philippe Goujon, rapporteur du budget de la Justice, aux deux prisons de Lille : l’ancienne, Loos, et la nouvelle, Sequedin. Participaient également les deux sénateurs du Nord, Bernard Frimat et Jean-René Lecerf, notre collègue de Paris, Alima Boumédienne-Théry, et Mr Frolin, administrateur de la Commission.
Nous avons été guidés par Pascal Ruffié, directeur général par intérim du centre, et par les directeurs et gardiens-chefs de chaque site. La prison de Loos est ancienne, pour ne pas dire vétuste : elle a presque cent ans et nécessite de gros travaux d’entretien. Elle a connu ces dernières années une situation de surpeuplement carcéral considérable, avec un taux moyen d’occupation de plus de 220%, avec tous les problèmes subséquents.
La situation a évolué récemment puisqu’une nouvelle maison d’arrêt, construite à Sequedin, a été ouverte en mars 2005. Elle est moderne, mieux adaptée et plus confortable, même si certaines des personnes incarcérées (60% de prévenus et 40% de condamnés) regrettent le caractère plus collectif de la vie dans l’ancienne prison. Elle dispose de 40 places (8 utilisées) pour des mineurs, d’un quartier femmes de 150 places (y compris les mineures et les mamans avec bébé) et de 420 places pour les hommes.
Nous avons rencontré Sergio Salvadori, Directeur régional de l’administration pénitentiaire, et le Directeur général de la SIGES. La particularité du nouveau site est d’être géré par une société privée, la SIGES, filiale de la SODEXHO, responsable de la logistique, de la maintenance, de l’hôtellerie, de la formation, de l’offre d’emplois en ateliers, le tout dans le cadre d’un marché public. Ces activités mobilisent environ 40 personnes sous l’autorité d’un chef d’unité privée.
L’administration pénitentiaire considère que la qualité des services offerts est bonne, voire supérieure à celle des établissements en gestion directe. La comparaison est toutefois délicate car le coût à la journée et par prisonnier est plus élevé. Une étude plus approfondie serait nécessaire pour comparer les deux gestions et en tirer les conclusions.
Myriam Petiau, Directrice du SPIP (Service pénitentiaire d’insertion et de probation, chargé de préparer les condamnés à leur libération), déplore que les associations avec lesquelles son service travaille voient leurs moyens réduits sinon supprimés. Plusieurs d’entre elles ont même cessé leurs activités, tout ceci au détriment des libérés.

Le 3 octobre j’ai rencontré le professeur Alain Pompidou, Président de l’Office Européen des Brevets, au sujet de l’Accord de Londres. Cet accord intergouvernemental, signé en 2000, porte sur la question – délicate - des langues de publication des demandes de brevets.
Chacun des 31 pays membres de l’Europe des brevets peut demander la traduction dans sa langue, ce qui entraîne des frais de traduction très élevés pour les déposants et pour l’industrie européenne (en moyenne 12 000 € soit 40% coût total du brevet), les pénalisant par rapport aux déposants japonais et américains, nos principaux concurrents dans le domaine de la technologie. L’Accord de Londres prévoit que les demandes de brevets (souvent 30 à 40 pages) seraient publiés dans une des trois langues officielles (anglais, français, allemand), et ne feraient pas l’objet de traduction subséquente, sauf pour la partie essentielle de la description technique. Les « revendications » seraient traduites par l’OEB dans les trois langues officielles (allemand, anglais, français).
Il faut savoir que les traductions sont très peu utilisées, les techniciens préférant toujours la langue originelle. L’économie ainsi faite par la suppression de rentes de situation peu utiles pour le pays sera considérable et pourra être utilisée à encourager l’innovation.
C’est surtout le seul moyen politique dont dispose la France pour éviter un accord de tous les pays européens sauf elle, très fortement appuyé par l’industrie, pour n’utiliser que l’anglais, langue de 70% des brevets, 20% étant en allemand et 10% en français.
Il faut donc ratifier urgemment cet Accord, initié par le gouvernement de Lionel Jospin, pour protéger la langue française dans le domaine de la haute technologie. Les gouvernements Juppé et Raffarin ont hésité – trop longtemps – , les milieux professionnels de la propriété industrielle, qui tirent de considérables bénéfices de ces traductions faites par des étudiants payés au lance-pierre et facturées très cher aux entreprises, ayant eu leurs entrées semble-t-il dans les cercles du pouvoir.

Le 28 septembre, j’ai participé au Sénat au petit-déjeuner du Haut Comité Français pour la Défense Civile, qui regroupe sur les questions de sécurité civile des responsables politiques, d’entreprises, et des militaires.
Le Professeur Jeanne Brugere-Picoux, chef de service à l’école nationale vétérinaire d’Alfort, nous fait un exposé sur « la peste aviaire et la grippe humaine ». Il en ressort pour l’essentiel que les pays développés disposent de techniques de contrôle des pandémies et des épizooties relativement efficaces (isolement, contrôle sanitaire et abattage massif). Ceci est évidemment moins vrai dans les pays émergents. Pour les communautés étrangères (les Français expatriés mais aussi tous les autres) dans ces pays, les mesures à prendre sont le port de masques sanitaires et le traitement avec du Tamiflu. Malheureusement l’un comme l’autre doivent être utilisés dès le début de l’infection sous peine de ne plus être efficaces. Nous devons également réfléchir aux plans de sécurité pour nos compatriotes expatriés qui risquent de voir l’accès au territoire national limité en cas d’épidémie dans leur pays de résidence. A suivre avec le Ministère des Affaires Étrangères.

Le 27 septembre, j’ai participé à la réunion du groupe PS sur la préparation de la rentrée parlementaire, sur les lois organique et ordinaire changeant le calendrier des élections municipales, cantonales et sénatoriales en 2008. J’ai fait un bref compte-rendu de ma mission en Louisiane.

Le 1er septembre, réunion à l’INPI pour la mise sur pied d’un colloque en mai prochain au Sénat sur la propriété industrielle.

Le 31 Août j'ai retrouvé notre bureau au Sénat, avec Alain de retour de ses vacances à Taïwan, et Aude qui reprend ses activités de chargée bénévole de la communication des sénateurs socialistes.

 

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Questions écrites

Le ministre des Affaires étrangères a répondu le 1er juin à ma question concernant les consulats « d’influence ». Il reconnaît que le terme n’est pas approprié, et devrait être remplacé. Il donne la liste des 13 consulats « à vocations multiples ».
(lire ici le texte complet de la question et de la réponse)

La ministre de la Défense a répondu le 1er juin à ma question du 20 avril, l’interrogeant sur les mesures prises par la France pour contrôler le commerce des armes légères.
(lire ici le texte complet de la question et de la réponse)

Le 2 mars je m’étais étonné de ce qu’un rapport du délégué interministériel au développement durable ne soit disponible qu’en anglais. La ministre de l’écologie et du développement durable m’a répondu le 18 mai qu’une traduction en français était en cours.
(lire ici le texte complet de la question et de la réponse)

J’ai demandé au ministre des Affaires étrangères, le 27 avril, des informations sur la délivrance des visas biométriques : le bilan des expérimentations, le calendrier de la généralisation et les coûts prévus.
(lire ici le texte complet de la question)

Le 20 avril j’ai demandé au ministre de la Défense quelles mesures elle comptait prendre pour rendre plus contraignant le code de conduite adopté par le Conseil européen pour encadrer le commerce d’armes légères.
(lire ici le texte complet de la question)

J’ai attiré l’attention du ministre de la Justice le 20 avril sur ses intentions concernant la mise en place de comités de détenus dans les prisons, recommandée par le Conseil de l’Europe. Ce système qui fonctionne dans de nombreux pays permettrait de résoudre la plupart des problèmes individuels et installerait la démocratie en milieu carcéral.
(lire ici le texte complet de la question)

J’ai attiré l'attention du ministre des Affaires étrangères, le 16 mars, sur une nouvelle discrimination frappant les agents non titulaires du département, qui n’ont pas bénéficié de la prime de rendement (1 063 euros) accordée l’an dernier aux agents titulaires.
(lire ici le texte complet de la question)

En réponse à ma question du 2 février sur la réglementation du commerce électronique entre particuliers sur les sites de ventes aux enchères, le ministre des PME, du commerce et de l’artisanat m’a informé le 16 mars 2006 qu’une charte de déontologie était en cours de négociation, qui permettrait entre autres de dissocier les particuliers des vendeurs professionnels.
(lire ici le texte complet de la question et de la réponse)

Le 2 mars 2006, j’ai attiré l’attention de la ministre de l’écologie sur l’insuffisante protection de la haute mer, qui correspond à la zone située au-delà de 200 milles nautiques des côtes. Je lui ai demandé si le gouvernement français prendrait l’initiative de proposer d’amender la convention des Nations Unies sur le droit de la mer et la mise en oeuvre d’un réseau international de surveillance de la haute mer.
(lire ici le texte complet de la question)

Le même jour, j’ai également interrogé la ministre de l’écologie sur le rapport publié par le délégué interministériel au développement durable "Climate change, energy and sustainable development : How to tame King Coal". Je lui ai demandé de lui expliquer comment il était possible qu’un tel rapport puisse n’être publié qu’en anglais.
(lire ici le texte complet de la question)

J’ai demandé le 2 février au ministre des PME et du commerce comment le gouvernement envisageait d’encadrer juridiquement les ventes et achats en ligne entre particuliers.
(lire ici le texte complet de la question)

J’ai interrogé le 26 janvier le ministre de la Culture et de la communication sur l’avenir de RFI, dont le budget risque d’être réduit au profit de la future Chaîne française d’information internationale (CFII), ce qui la mettrait en danger.
(lire ici le texte complet de la question)

Le 26 janvier, j’ai interrogé le ministre de la Santé sur la politique du gouvernement en matière de lutte contre le tabagisme, et lui ai demandé si, comme d’autres pays européens, la France allait enfin interdire de fumer dans tous les fermés, de travail ou publics.
(lire ici le texte complet de la question)

Le 1er décembre 2005, j'avais attiré l'attention du ministre des affaires étrangères sur l’absence de stratégie de promotion de la langue française en République Populaire Démocratique de Corée et je lui avais demandé si la France envisageait de créer une Alliance Française en Corée du Nord. Dans sa réponse, le ministère a détaillé le programme de coopération limité à destination de la Corée du Nord, destiné à favoriser les échanges et l'ouverture de ce pays.
(lire ici le texte complet de la question et de la réponse)

Le 19 janvier 2006, j’ai interrogé le ministre de l'intérieur sur le calendrier 2006 du projet d’identité nationale électronique sécurisée (INES), et lui ai demandé quand seront rendues les conclusions des études évaluant l’ampleur et le coût de la fraude à l’identité, et quand commencera la production des nouveaux documents d’identité.
(lire ici le texte complet de la question)

Le 30 septembre, j'avais attiré l'attention de Mme la ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie sur la situation de la communauté Hmong au Laos, dont les membres sont pourchassés, persécutés et massacrés par le régime communiste du Laos. Le 22 décembre, j'ai reçu une longue réponse abordant un grand nombre de sujets, mais malheureusement pas de manière spécifique le problème de respect des droits de l'homme mentionné dans ma question.
(lire ici le texte complet de la question et de la réponse)

Le 8 décembre 2005, j’ai attiré l’attention du ministre délégué à l’emploi sur les problèmes que rencontrent les volontaires internationaux à leur retour en France après une mission en administration (VIA). Après ce volontariat, l’absence de versements aux ASSEDIC prive les VIA de tout moyen de subsistance autre que le RMI pour les plus de 25 ans. De plus, pour ceux qui ont travaillé et cotisé aux ASSEDIC en France avant leur départ, ces cotisations ne peuvent être prises en compte si elles ont été effectuées plus de deux ans avant la demande d’indemnité d’assurance chômage.
(lire ici le texte complet de la question)

Le 1er décembre 2005, j'ai attiré l'attention du ministre des affaires étrangères sur l’absence de stratégie de promotion de la langue française en République Populaire Démocratique de Corée. Je lui ai demandé si la France envisageait de créer une Alliance Française en Corée du Nord.

Le 24 novembre 2005, j’ai interrogé le ministre des affaires étrangères sur la position de la France concernant la situation des quatre infirmières bulgares et du médecin palestinien, qui ont été condamnés à mort en Libye. Je lui ai demandé de quelle manière la France entendait agir auprès des autorités libyennes pour demander à la Cour suprême de Libye de casser leur condamnation à mort.

Le 30 septembre, j'ai attiré l'attention de Mme la ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie sur la situation de la communauté Hmong au Laos, dont les membres sont pourchassés, persécutés et massacrés par le régime communiste du Laos.

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Rapports

J’ai présenté à la commission des Lois le 25 janvier mon rapport sur la mise en œuvre du système d’information Schengen II (SISII), la base de données utilisée par les services policiers et de sécurité européens pour le contrôle des frontières de l’Union. J’ai proposé que le système reste ouvert à toutes les forces de police eu Europe, et que sa gestion soit confiée à une agence ad hoc, son centre restant localisé à Strasbourg. Mon rapport a été adopté à l’unanimité par la commission.
(lire mon rapport sur le site du Sénat)

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