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Rencontre Bundesrat/Sénat à Stuttgart
Les 6 et 7 octobre, j’ai
participé, dans la délégation française menée par Jean François-Poncet,
à la 8ème rencontre entre le Bundesrat allemand et le Sénat français.
Les entretiens se sont déroulés à Stuttgart, d’abord dans le cadre du
château de Ludwigsburg, puis à la Villa Reitzenstein, résidence
officielle du ministre-président. La délégation allemande était conduite
par Gunther H. Oettinger, ministre-président du Land de
Bade-Wurttemberg.
Le premier sujet traité a
été celui de « l’intégration, égalité des chances ». Un exposé
particulièrement dense de Karin Schubert, Senatorin (adjoint au
maire) de Berlin chargée de la Justice, a montré que les grandes villes
allemandes étaient confrontées avec les mêmes problèmes que les
banlieues françaises. Un habitant sur 8 à Berlin est non allemand ; le
taux de chômage pour eux avoisine 46%. Dans certains quartiers se sont
constituées des sociétés parallèles, en dehors de la loi allemande. Le
taux d’analphabétisme est élevé, la violence aussi. Parmi les solutions
mises en place : scolarisation obligatoire à partir de 2 ou 3 ans,
première année de la maternelle gratuite, crèches beaucoup plus
nombreuses et gratuites.
Michael Wilhelm, ministre et
représentant de la Basse-Saxe a indiqué que dans son Land la
scolarisation se fait dans la langue maternelle de l’enfant, l’allemand
étant deuxième langue pendant une période de deux ans. 12 langues sont
ainsi « proposées » pour 15000 élèves.
L’après-midi a été consacrée
à un débat sur la politique énergétique, introduit par Margit Conrad,
secrétaire d’Etat du Rheinland-Pfalz.
Les discussions du lendemain
ont porté sur la future présidence allemande de l’UE. Gunther Oettinger
a souligné que l’ordre du jour prévisionnel comportait : l’avenir du TCE,
l’élargissement avec en particulier la question turque, et enfin la
nécessité de relancer le processus de Lisbonne, compte tenu du retard
important pris par l’Europe.
Un des points importants,
selon l’Allemagne, est de redéfinir clairement (?) les compétences de
l’Union et celles des États sous entendu aussi celles des Länder).
Plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de relancer la
coopération économique entre nos pays (infrastructures, énergie,
Galileo, …)
J’ai pour ma modeste part insisté sur la possibilité, peu utilisée sinon
pas du tout, de développer des coopérations « renforcées », c’est-à-dire
avec ceux des pays qui le désirent, que ce soit dans le cadre des
Traités existants (assez difficile juridiquement) soit directement, en
dehors de la mécanique communautaire.
Cette mission a aussi été
l'occasion pour moi de rencontrer Christian DUMON, Consul Général de
France à Stuttgart. |